Consulter un gynécologue pour l’évaluation d’une cytologie anormale

Consulter un gynécologue pour l’évaluation d’une cytologie anormale

Chaque année, en France, 6 millions de frottis du col de l’utérus sont pratiqués dans le cadre d’un dépistage individuel du cancer du col de l’utérus. Le problème posé par les patientes ayant des anomalies cytologiques du col de l’utérus dépistées par le frottis est celui du choix du moyen diagnostique ou des modalités de surveillance les plus appropriées en fonction du type d’anomalies cytologiques. Les techniques de frottis en milieu liquide et de recherche des papillomavirus humains à teneur potentiellement oncogènes se sont développées depuis
1998.

L’examen du frottis

Il est important de rappeler le but de l’examen et la technique, afin de rassurer pleinement chaque femme selon les personnalités et sensibilités. Sachant ainsi que L’incidence et la mortalité des cancers invasifs du col de l’utérus (2 757 nouveaux cas et 1 092 décès projetés en 2015 en France) diminuent depuis plus de 30 ans, notamment grâce au dépistage par frottis cervico-utérin , il reste nécessaire de consulter un gynécologue pour l’évaluation d’une cytologie anormale puisque le taux de cytologies anormales attendu est de 3,9 %, soit 235 000 femmes chaque année. Bien entendu, pour pratiquer cet examen l’amélioration de la qualité des frottis du col de l’utérus implique le respect de certaines précautions sachant que le frottis devrait être effectué à distance des rapports sexuels (48 heures), et en dehors des périodes menstruelles, de toute thérapeutique locale ou d’infection, et si nécessaire après traitement oestrogénique chez la femme ménopausée.

Obtenir des informations après évaluation d’une cytologie anormale

Après cet examen, les femmes peuvent obtenir résultat cytologique anormal et rechercher de multiples informations afin d’être rassurées via la consultation des emails et appels téléphoniques sur le sujet sur la plateforme Cancer Info, de groupes Facebook ouverts à la consultation pour tous (« Cancer du col de l’utérus, parlons-en ») et d’articles, blogs et témoignages disponibles sur des sites internet traitant de cette thématique.

L’usage de la colposcopie pour un diagnostique approfondi

La colposcopie a pour but de repérer des anomalies au niveau de la muqueuse du col utérin et d’en préciser la topographie. Elle est peu performante lorsqu’elle est utilisée comme outil diagnostique. En revanche, elle est indispensable pour diriger les biopsies et par conséquent aboutir au diagnostique final précis et ciblé. En effet, le compte rendu doit comporter un schéma avec les lésions et l’emplacement des biopsies. Cet examen doit être réalisé par un médecin ayant une formation de qualité en colposcopie. La biopsie est faite sur la partie la plus suspecte de la lésion. La microcolposcopie quand à elle ne peut aujourd’hui se concevoir que comme un examen complémentaire à la colposcopie, qui doit toujours être faite en première intention. Tout ce suivi sera pris en charge et mené avec beaucoup d’attention et expertise au sein d’une clinique générale privée permettant de s’adresser rapidement et efficacement au spécialiste compétent et formé à une approche personnalisée tel qu’il sera possible de le constater dès la première consultation auprès d’ un gynécologue pour l’évaluation d’une cytologie anormale.